C’est en tout cas ce qu’affirme une étude menée par des chercheurs australiens et japonais, qui se sont appuyés sur un échantillon de plus de 6000 hommes et femmes d’au moins quarante ans. Les résultats ont été publiés dans la revue Melbourne Institute Worker Paper Series, elle est disponible ici (en anglais).

Les chercheurs ont ainsi montré que les capacités cognitives (mémoire, langage, perception, raisonnement, mouvement…) des quarante ans et plus diminuent au-delà de trente heures de turbin par semaine. Jusqu’à vingt-cinq, trente heures c’est plutôt favorable, ensuite fatigue et stress ramollissent la cervelle. Conclusion des chercheurs, « le temps partiel pourrait être une solution pour maintenir les capacités cognitives des individus en deuxième partie de carrière ».

Puisque le déclin s’amorce potentiellement dès 25 heures, cela signifie clairement que la bonne réponse c’est le week-end de quatre jours (ainsi que le préconise de longue date la coopérative d’inactivité). Ce qui signifie aussi que les quelques rares syndicats et autres partis de gauche qui n’ont pas totalement abandonné l’idée de la réduction du temps d’emploi (hommage leur soit rendu, malgré tout), mais fixent la dose à trente-deux heures ne sont pas assez ambitieux. Si l’on vise l’extinction de la connerie après quatre décennies, c’est à 25 heures qu’il faut limiter la semaine de boulot.

Nous proposons donc, en lieu et place du plancher des 24 heures minimum instauré en 2013 (voir notre critique parue dans Politis), d’introduire dans le code du travail, en l’état des connaissances, un plafond d’interdiction à 25 heures hebdomadaires pour les plus de quarante piges, et ce en tant que mesure de préservation de la santé mentale et intellectuelle des français d’âge mur. Exigeons ensuite d’urgence que l’étude soit étendue aux plus jeunes. Celle-ci démontre certes un effet sur la population étudiée (des vieux), mais postulant que la bêtise n’a pas d’âge, on peut extrapoler un résultat positif chez les juniors. Nous pourrons alors en déduire que la durée légale du temps d’emploi doit être ramenée à 25 heures (en conservant, bien évidemment, la possibilité d’accès de droit au temps partiel… ah 60% de 25 heures, ça fait rêver) pour tous. Nous assisterons alors enfin au retour tant attendu de la croissance de notre QI national !

canut_info_blog

La coopérative d’inactivité était l’invitée de Canut-infos le lundi 19 septembre 2106, vous pouvez ré-écouter l’émission ici.

Le revenu inconditionnel continue de faire débat cet été. Devoirs de vacances pour Baptiste, d’abord le samedi 27 août de 9h30 à 11h, à l’Université Toulouse Jean Jaurès (Le Mirail), programme complet ici. Intitulé de la rencontre « Revenu universel ou partage du temps de travail ? ».

Sans titre

Ensuite le mardi 30 août à Boissy la Rivière près d’Etampes dans le cadre de l’université d’été de la CFDT.

Baptiste en sera ce dimanche de 15 à 16h30 pour un café rencontre sur le thème « S’émanciper du salariat ». Le programme complet de ce génial festival est disponible ici.

PP-MGE-grand

La coopérative d’inactivité était invitée à cette journée d’étude de l’APIRAF (Association des Psychologues Industriels Rhône-Alpes Forez) et du GREPS (Groupe de Recherche en Psychologie Sociale).

APIRAF

Les conférences étaient enregistrées, nous les mettrons sur le site dès que nous les aurons récupérées.